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L'héritage du XIXe siècle et l'urbanisme du XXe siècle

L’histoire de Marseille, ville atypique avec son vaste territoire de 24 000 ha dont seulement 13 800 urbanisés, a été marquée par le développement d’un commerce maritime florissant durant la deuxième moitié du XIXe siècle, consécutive à la construction du port marchand.

  • La ville sort de ses murs ancestraux, l’industrie occupe la façade maritime et les terrains plats de la vallée de l’Huveaune. L’arrivée de l’eau de la Durance favorise l’irrigation des sols et le développement d’activités agraires et agroalimentaires. L’urbanisation transforme le paysage rural de l’époque en une vaste entité qui englobe les 110 villages qui constituaient, au-delà du centre-ville actuel, la trame du territoire habité.
     
  • La deuxième moitié du XXe siècle absorbe une immigration massive alors que disparaissent les établissements industriels transformant les matières premières importées.  Les grandes infrastructures viaires et de transports qui ont accompagné ce développement, ont produit des coupures urbaines très fortes. Leur organisation radiale, depuis la périphérie jusqu’aux portes de l’hyper centre, guidée par la géographie de Marseille constituée d’un cirque collinaire encerclant une rade tournée vers l’ouest, s’est affranchie des contraintes topographiques et de l’urbanisation préexistante au prix d’ouvrages qui laissent encore aujourd’hui des blessures profondes.

    Elles ont, de manière paradoxale, généré l’enclavement de certains secteurs en destructurant un réseau ancien de dessertes locales dont les emprises réduites s’adaptaient mieux à la topographie et au paysage. Cette confrontation brutale entre deux échelles de réseaux, interurbain et local, perdure encore aujourd'hui.

    Après une forte progression, la population décroît passant de 912 000 habitants à 800 000 en 1990. Le taux de chômage atteignait alors près de 20 % de la population active.
     
  • Sous l’impulsion d’une politique volontariste de reconquête, impulsée par le Maire Jean-Claude Gaudin, cette spirale négative va être enrayée, avant que les tous indicateurs ne repartent à la hausse.

    L’image de Marseille s’inverse dès 1998 avec la Coupe du Monde de Football et surtout l’arrivée en juin 2001 du TGV Méditerranée. L’opération d’Intérêt National Euroméditerranée, à proximité du centre-ville, démontre la capacité de Marseille de créer des emplois et d’engager une profonde reconquête urbaine de son territoire. Logements et équipements publics viennent compléter le dispositif économique et apporter la modernité nécessaire au développement du territoire.

    L’extension du réseau du métro et la construction de deux lignes de tramway constituent un acte fondateur de nouvelles pratiques urbaines. En peu de temps, Marseille réapparaît dans le peloton de tête des villes françaises sur l’ensemble des indicateurs mesurant le dynamisme et la qualité de vie. Elle retrouve la capacité de se mesurer à d’autres métropoles européennes.

    La création en 2000 de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole étend l’aire d’influence de la ville centre à un territoire accueillant 1,1 million d’habitants.
     
  • Depuis 2000, la construction neuve a repris: plus de 8000 logements construits en 3 ans, de nombreuses opérations (PRI, OPAH) dopant la réhabilitation du patrimoine privé. La situation de l’habitat n’en demeure pas moins délicate.

    La croissance rapide des loyers et des coûts d’acquisition immobilière constitue désormais, au-delà de la remise à niveau nécessaire, une réelle difficulté rendant délicate la conduite des politiques les plus volontaristes :
     
    • Pression foncière surenchérissant considérablement les charges foncières y compris pour la réalisation d’aménagements publics.
    • Accès au logement désormais très limité pour des catégories sociales pourtant solvables.
    • Développement d’un parc social de fait « florissant » sur plusieurs milliers de logements.
    • Taux de rotation du parc social institutionnel quasi nul.


    Des opérations de renouvellement sont engagées sur les quartiers d’habitat social des années 1960-1970 et sur les grands espaces en déshérence de la façade maritime (près de 1000 hectares). Elles constituent  des solutions à moyen et long termes pour rendre le territoire disponible pour un réel développement urbain durable.

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